Chasse aux sorcières au Parlement européen
En Europe, une menace pèse sur nos démocraties ! La société civile et les contre-pouvoirs sont visés et fragilisés. Plus précisément, le financement des ONG, pourtant certifié par la cour des comptes européenne, est remis en cause.
Cette attaque est coordonnée et propulsée par une alliance de la droite traditionnelle avec l'extrême droite au parlement européen.
Main dans la main, les députés de droite et d'extrême-droite se sont alliés pour mettre en place un "groupe de travail". L'objectif ? La remise en cause de celles et ceux qui défendent et protègent le climat, les droits humains, l'État de droit, la démocratie.
La création de ce 'groupe de contrôle' ciblant les ONG s'inscrit dans une dérive inquiétante : une véritable chasse aux sorcières orchestrée contre la société civile. Nous assistons aujourd'hui à un maccarthysme anti-ONG, où l'extrême-droite cherche à stigmatiser et faire taire les associations qui se battent pour des causes d'intérêt général.
Affaiblir les ONG, c'est affaiblir la capacité des citoyens à se faire entendre.
Attaquer les ONG, c'est attaquer la solidarité.
Partout, les droits fondamentaux reculent. Les financements des organisations de terrain sont drastiquement réduits. Les plus vulnérables en paient le prix.
Nous continuerons à nous battre contre tous ceux qui affaiblissent les ressources de la société civile, font taire les résistances, fragilisent les luttes féministes et font reculer la justice sociale, la démocratie et la solidarité internationale !
Les ONG défendent le bien commun et contrebalancent l'influence des lobbies privés qui défendent des intérêts marchands. En existant pleinement, ces ONG défendent les valeurs européennes en faisant vivre le débat sur des enjeux essentiels tels que l'environnement, la santé, la solidarité.
Une majorité de fait contre la démocratie
Le groupe du PPE, allié aux conservateurs et à l'extrême droite, représente une majorité au sein de l'hémicycle.
Cette majorité droite / extrême-droite assume une alliance dangereuse qui vise à fragiliser des outils de démocratie européenne, aujourd'hui mis en péril.
C'est un fait : le PPE a brisé depuis longtemps le cordon sanitaire.
Qu'est-ce que ce "groupe de travail" ?
Créé en juin 2025 à l'initiative du PPE avec l'appui de l'extrême droite, ce "groupe de travail" (aussi dénommé Scrutiny Working Group) est dédié exclusivement à l'examen des financements européens aux ONG.
Un groupe aux objectifs assumés
Sur le papier, ce groupe de travail a pour mission d'examiner les fonds européens consacrés aux activités de lobbying et de plaidoyer pour « tous les bénéficiaires » de l'ensemble des programmes de l'UE. En réalité, l’immense majorité des bénéficiaires scrutés sont des ONG.
Des méthodes dangereuses
Il est attendu que les co-rapporteurs, Dirk GOTINK (PPE néerlandais) et Carlo FIDANZA (ECR italien) produisent un document de travail sur leurs travaux à la fin d'ici la fin du moi de mai. Les méthodes de travail de ce groupe ne permettent pas aux groupes politiques de proposer des amendements. La situation est critique.
Notre (op)position
Ce groupe de travail ne vise qu’à affaiblir l’action des ONG et à disqualifier le contre-pouvoir que représente la société civile organisée.
Pas le financement des lobbies.
Seulement celui de la société civile.
Rejoignez le combat !
La démocratie en péril
Depuis novembre 2025, le groupe s'est successivement attaqué aux ONG environnementales, aux défenseurs des droits humains, à toutes les associations qui visent à protéger les citoyens européens dans leur ensemble.
À aucun moment le groupe de travail interroge le financement réalisé auprès des lobbies industriels et financiers.
Ce refus n'est pas un oubli. C'est un choix politique délibéré.
Pourquoi défendre les ONG ?
Les ONG ne sont pas des acteurs parmi d'autres. Elles sont le cœur battant de notre démocratie.
Elles font ce que l'État ne fait pas. Documenter les violations des droits humains là où les gouvernements regardent ailleurs. Surveiller l'application des politiques climatiques que les États s'engagent à respecter en public et contournent en privé. Représenter les minorités, les victimes, les sans-voix que les majorités électorales ignorent structurellement.
Elles sont le signe d'une démocratie en bonne santé, et la première cible des régimes qui ne le sont plus.
Aujourd'hui les défenseurs de l'environnement.
Demain, la démocratie toute entière.
MOBILISONS NOUS !