Budget européen : le Parlement européen refuse l’austérité
Les députés européens ont adopté aujourd’hui la position du Parlement européen sur le budget annuel de l’Union européenne. Nous saluons cette première victoire, avant les négociations avec le Conseil.
Un budget faible, c’est une Europe faible
Alors que la présidence irlandaise du Conseil proposait la semaine dernière des coupes drastiques, et que Marine Le Pen réclame une baisse de la contribution de la France au budget européen, une large majorité du Parlement a choisi un budget à la hauteur des défis actuels.
Crise climatique, fractures sociales, tensions géopolitiques : l’Union ne peut pas faire plus avec moins. Dans un contexte de précarité croissante pour une partie des Européens, comme le reflète les manifestations en cours en France, elle doit pouvoir les protéger et les accompagner.
Non à l’austérité budgétaire
Conscients de l’urgence, nous avons négocié un compromis avec trois autres groupes pro-européens : les Verts, Renew et le PPE. Sans cet accord, le Parlement n’aurait pas réuni la majorité requise et le budget rogné proposé par le Conseil serait entré en vigueur.
Face aux défis de l’agriculture, du climat, du social et de la défense, il faut un budget renforcé. Les Socialistes et Démocrates ont obtenu des avancées majeures :
- Plus 85 millions d’euros pour l’agriculture, en priorité pour les jeunes agriculteurs et les secteurs frappés par les catastrophes climatiques. Pilier de tous nos territoires, l’agriculture doit être soutenue, notamment dans les outre-mer, via le programme POSEI.
- Plus 63 millions d’euros pour Horizon Europe, afin de financer la recherche en santé, climat, énergie, agriculture, environnement et numérique.
Plus 85 millions d’euros pour LIFE, l’instrument européen dédié à la nature, à la biodiversité et à la transition énergétique
260 millions pour le mécanisme pour l'interconnexion en Europe, dont 50 millions pour le volet énergie.
Plus 10 millions d’euros pour le Fonds pour la sécurité intérieure, afin d’aider les États membres à faire face aux attaques hybrides, et plus 6,8 millions d’euros pour le programme pour l’industrie européenne de la défense (EDIP).
Ukraine : pas de remboursement sur le dos des programmes européens
Grâce au travail de notre groupe politique, le Parlement européen a affirmé vouloir que les coûts d’emprunt du prêt de soutien à l’Ukraine ne soient pas financés par le budget lui-même. Les intérêts ne seraient pas prélevés sur les programmes aidant directement les citoyens, comme Erasmus+, mais couverts par des contributions des États membres. Ce point sera décisif pour les négociations sur le prochain cadre financier pluriannuel (2028-2034).
Et maintenant ?
Les négociations avec le Conseil auront lieu dans les prochaines semaines. Les Socialistes et Démocrates défendront cette position ambitieuse jusqu’à l’accord final.