Communiqué
Christophe Clergeau
Santé environnementale, mers et océans, protection civile

Nouveaux OGM : la droite et l’extrême droite livrent les semences européennes aux multinationales de l’agrochimie

17 juin 2026

Le Parlement européen vient d’adopter sa position sur les nouvelles techniques génomiques. Ce vote était un moment de vérité. La droite et l’extrême droite ont choisi leur camp : celui des brevets, des profits et des multinationales de l’agrochimie. Pas celui des agriculteurs, des semenciers européens, de la souveraineté alimentaire et du vivant comme bien commun.

Nous ne rejetons pas la science. Nous ne rejetons pas l’innovation. Mais nous refusons une innovation sans règles, sans traçabilité et sans protection contre la privatisation du vivant.

Car le cœur du sujet est simple : qui contrôlera demain les semences, et donc une partie de notre alimentation ?

Si des semences obtenues par NGT deviennent brevetables comme des inventions industrielles, alors le vivant devient un marché captif. Un brevet sur le vivant, c’est un péage sur la nature : des semences plus chères, des agriculteurs plus dépendants, des petits semenciers empêchés d’innover.

C’est ce transfert de pouvoir que la droite et l’extrême droite viennent de soutenir. Elles prétendent défendre les agriculteurs dans les discours. Mais dans les votes, elles servent les intérêts de Bayer-Monsanto, Syngenta, Corteva et des géants de l’agrochimie.

Par la voix de Christophe Clergeau, notre délégation a défendu une autre voie : oui à la recherche et à l’innovation utile ; non à la dérégulation des nouveaux OGM, à l’opacité, à l’agriculture sous abonnement et à la confiscation du vivant.

Nos amendements visaient à empêcher l’extension automatique des brevets aux plantes issues des NGT, à garantir un accès équitable aux brevets pour les semenciers, et à protéger les agriculteurs injustement accusés d’utiliser des NGT alors que leurs champs auraient été contaminés.

Ces propositions étaient modérées, pragmatiques et raisonnables. La droite et l’extrême droite ont préféré les rejeter. Elles ont préféré protéger les brevets plutôt que les paysans. Les rentes privées plutôt que la souveraineté alimentaire. Les multinationales plutôt que le vivant.

Nous refusons que notre alimentation devienne un monopole. Nous continuerons à défendre les agriculteurs, les semenciers européens, la diversité des cultures et le vivant comme bien commun. Et ainsi la souveraineté et la sécurité alimentaires de l’Union européenne.