Prix Sakharov 2026 : la délégation française des socialistes et démocrates nomme les juges de la Cour pénale internationale sanctionnés par les États-Unis
Chloé Ridel dépose au nom de la délégation française des socialistes et démocrates, la candidature de la présidente, des juges et des procureurs adjoints de la Cour pénale internationale, placés sous sanctions américaines, au prix Sakharov 2026 pour la liberté de l'esprit.
En juillet 2026, Washington a annoncé vouloir « démanteler la CPI ». De nouvelles sanctions ont suivi, le 18 août, contre la présidente de la Cour, la Japonaise Tomoko Akane.
En proposant cette candidature, nous défendons l'ordre international fondé sur des règles et le Statut de Rome, seul rempart capable de répondre aux crimes les plus graves et de rendre justice aux victimes en luttant contre l’impunité des criminels tels que Poutine, les Talibans ou Netanyahou.
Face à ceux qui veulent réduire la justice internationale au silence, notre réponse est claire : le droit doit toujours primer sur la violence, et l'impunité ne l'emportera pas.
- 17 septembre : clôture du dépôt des candidatures au Parlement européen
- 19 octobre : sélection des trois finalistes
- 16 décembre : cérémonie de remise en séance plénière, à Strasbourg
Le prix Sakharov, qu'est-ce que c'est ?
Créé en 1988 par le Parlement européen en hommage au physicien et dissident soviétique Andreï Sakharov, ce prix récompense chaque année une personnalité ou une organisation ayant fait preuve d'un courage exceptionnel dans la défense des droits humains et de la liberté de pensée. Les eurodéputés déposent leurs candidatures en septembre ; les finalistes sont désignés en octobre par les commissions compétentes, avant un vote final de la Conférence des présidents. Le prix est remis chaque année en décembre par le président du Parlement européen, en session plénière à Strasbourg. Parmi ses lauréats : Nelson Mandela, Malala Yousafzai ou encore Aung San Suu Kyi.